War hent Youenn Gwernig

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War hent Youenn Gwernig

Chansons de Youenn Gwernig interprétées par les musiciens de la troupe Ar Vro Bagan qui accompagnent la pièce de théâtre écrite par Goulc’han Kervella.

 
Ébéniste et sculpteur, musicien et chanteur, Youenn Gwernig émigre aux États-Unis en 1957, où il fait la connaissance de Jack Kerouac. De retour en Bretagne en 1969, il participe par le chant et l’écriture aux luttes sociales et culturelles. Son œuvre (breton, français, anglais) et son existence, pétries de valeurs humanistes et universelles, illustrent bien cette identité bretonne ouverte au monde.
 
 

Clip | « E-kreiz an noz »


 
 

La vie de Youenn Gwernig

Né en 1925 à Scaer, en Cornouaille, non loin de Quimper, le 5 octobre 1925 ; Youenn Gwernig a été très tôt sensibilisé à la langue et la culture bretonnes dans sa famille. Son père était militant breton. Jeune adolescent, il apprend à jouer de la bombarde, et plus tard du biniou-kozh et de la cornemuse (biniou-bras). Il anime fêtes et mariages avec Polig Monjarret et rejoint le bagad Kemper avec lui. Jeune, il s’est initié à la sculpture sur bois auprès de René Le Coz, artisan ébéniste. Il rejoindra les Beaux-Arts à Nantes. Il en fera son métier et un de ses loisirs. En 1950, il épouse Suzig et s’installe comme ébéniste à Huelgoat.
 
Mais l’époque est difficile tant sur le plan du travail que celui de la culture bretonne. Youenn supporte de plus en plus mal l’évolution de la Bretagne reniant son histoire, et la guerre d’Algérie de plus en plus meurtrière. En 1957, il émigre à New-York avec Suzig et leurs deux filles : Annaig et Gwenola. Mari-Loeiza, la troisième, y naîtra. Il trouve du travail comme ébéniste et sculpteur. Il fréquente les différentes communautés immigrées en Amérique : Irlandais, Portoricains, Noirs, … et Bretons bien sûr et la « Beat Generation ». Sa rencontre avec Jack Kerouac (On the road…) est capitale, au niveau de l’écriture. Désormais, il écrira ses poèmes dans les trois langues : breton, français, américain.
 
En 1969, la famille Gwernig regagne la Bretagne, Huelgoad où Suzig ouvre une crêperie. Les choses ont changé en Bretagne : « Ça remuait sacrément avec Glenmor, Stivell, Servat. » En 1971, il monte à son tour sur scène avec sa guitare et plusieurs musiciens et chanteurs dont sa femme et ses filles. Ils participent à la révolution bretonne, les grands mouvements sociaux et culturels des années 70. Il s’est installé comme sculpteur sur bois au Majenn à Locmaria-Berrien.
 
Il commence à enregistrer des disques. Pour protester contre l’indigence des programmes en breton, Youenn refuse de payer la redevance télévisuelle. Une association de soutien, RTB (Radio Tele Brezhoneg) est créée, pour plus de breton dans les médias audiovisuels. En 1983, il est nommé responsable des programmes en langue bretonne à FR3 Rennes. Il y restera jusqu’en 1986. Puis il revient à ses premiers amours : la sculpture, le chant et la poésie. Il meurt à Douarnenez le 29 août 2006.
 
Youenn Gwernig est l’auteur d’une œuvre poétique importante, dans les trois langues qu’il pratiquait. En 1995, il a reçu le Prix Langleiz, de littérature en breton, pour cette œuvre.

 

La pièce de théâtre

Une pièce écrite par Goulc’han Kervella à partir des textes de Youenn Gwernig (chants, nouvelles, romans, poèmes), d’interviews, de témoignages de personnes l’ayant côtoyé et ayant travaillé avec lui ; et surtout celui de sa fille Annaïg, disparue en 2019.
 
Ar Vro Bagan – de même qu’il l’avait fait pour Glenmor, par le spectacle DisujL’insoumis – veut par cette pièce, Sur la route de Youenn Gwernig, rendre hommage à l’homme dont la vie et l’œuvre illustrent par leurs valeurs humanitaires et universelles, cette identité bretonne ouverte au monde.
 
La scène et la salle de spectacle représentent un studio de télévision. Ar Vro Bagan y a invité le public à participer à l’enregistrement en direct d’une émission consacrée à la vie et à l’œuvre de Youenn Gwernig, chanteur, poète et sculpteur.
 
Acteurs, musiciens, techniciens répètent et enregistrent ces différentes séquences, avec la complicité du public. On voit aussi des images de Gwernig et on entend sa voix.
Le spectacle mêle donc chant, musique, théâtre et vidéo. Dans les trois langues que pratiquait le grand Youenn : breton, français, anglais.
 
Les chants, intégrés au spectacle, illustrent les différents épisodes de la vie de Youenn Gwernig et les activités qu’il a exercées :

 

  • Gwez, le scupteur sur bois ;
  • Gwerz an Harluad, l’exil en Amérique ;
  • Identity, la rencontre avec d’autres peuples émigrés ou colonisés ;
  • El Barrio, la condition difficile des Portoricains ;
  • Emvod, son amitié avec Jack Kerouac ;

Titres

      1. E-kreiz an noz – 03’49 »
      2. Gwez – 5’05’’
      3. Identity (digoradur) – 01’31 »
      4. Identity – 02’32 »
      5. Gwerz an Harluad – 04’12 »
      6. El Barrio – 02’41 »
      7. Emvod – 02’42 »
      8. Tuchenn Mikêl – 05’46 »
      9. Gwerz Ti-Voujeret – 04’15 »
      10. Ni hon-unan – 03’51 »
      11. Me ‘garfe – 02’58 »
      12. N’am eus netra – 03’08 »

     

    Textes et musiques de Youenn Gwernig, à l’exception de Identity (digoradur) et de El Barrio (musique de Tangi Le Gall-Carré, Erwan Moal et Julien Stévenin).

Crédits

Musiciens

Typhaine Corre : chant
Tangi Merien : chant
Tangi Le Gall-Carré : accordéon
Erwan Moal : guitare
Julien Stévenin : contrebasse

Erwan Billant : chant sur Emvod

Technique

Tangi Oillo : ingénieur du son (prises et mixage)
Bruno Gruel (Studio Elektra) : mastering
Nolwenn Blouin (Tryptyk): infographie
Eric Legret : photographies
 

Extraits

Informations complémentaires

code produit : CD PAKER PROD 032
annee : 2021
label : Paker Prod
distribution : Coop Breizh
upc : 3359340164291
prix : 15euros